Intervention de Jérémie Zimmermann à l’eG8
- Traduction de « Jérémie Zimmerman à l’e-G8 » par Skhaen, _mpu, mathieui, olive, Cosaque, Cubox, 23, Turblog, ocus et etaty
- Licence de l’original : -
- Licence de la traduction : Creative Commons | CC0 — “No Rights Reserved”
- Note : Vous pouvez réutiliser cette traduction comme vous le voulez (vous pouvez aussi payer un verre à Jérémie)
- Remerciement : à Arkados pour la super vidéo en HTML5 ;-)
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Version Française :
Bonjour, je suis Jérémie Zimmermann, je suis co-fondateur de l‘organisation citoyenne La Quadrature du Net . Il y a quelques faits que j’aimerais rapidement exposer ici, qui me semblent manquer dans le débat et qui pourraient éclairer peut-être la compréhension de certains au sujet de la crise de légitimité globale à laquelle le droit d’auteur risque de faire face prochainement s’il n’est pas déjà dedans.
Tout d’abord, pour une génération entière d’utilisateurs, qui utilisent les technologies numériques et qui sont nés dedans, utiliser de l’image, fixe, mouvante ou de la musique fait partie des moyens d’expression. Lorsque vous découragez l’utilisation sans autorisation, à des fins d’expression, vous découragez cette liberté d’expression dont parlait John. Ensuite, des usages, qui n’étaient pas régulés avant Internet. Je pense au droit de lire, au droit de prêter, au droit de partager.
Dans l’environnement numérique, monsieur le Ministre, à chaque fois que vous lisez, vous copiez. L’acte de lecture et l’acte de copie sont indissociables. Lorsque vous essayez à tout prix de décourager la copie, vous allez inévitablement décourager, empêcher la lecture, le partage et l’accès à la culture.
Enfin il y a un fait qui manque encore dans ce débat. J’entends monsieur Gianopulos dire « les gens qui utilisent BitTorrent c’est pas mes clients ». Je vais essayer de dire poliment ce que j’en pense. C’est juste pas vrai. C’est juste faux. Et les études empiriques le prouvent.
Non seulement ces gens là sont vos meilleurs clients, mais en plus c’est même une étude de l’Hadopi en France sur sa page 45, qui démontre invariablement que les gens qui partagent le plus de fichiers sur Internet sont ceux qui dépensent le plus. Je finis, j’ai fini. Ce que vous semblez oublier c’est que la culture, la musique et les films ce sont des choses que l’on aime avec nos émotions, avec nos sentiments et lorsque l’on aime on est toujours prêts à aider et à soutenir la création.
On n’est pas des voleurs.
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English Version:
Hi, I’m Jérémie Zimmermann, co-founder of the citizen advocacy organisation « La Quadrature du Net » . I want to quickly expose some facts here that, I think, are missing in the debate and could maybe enlighten the understanding of people about the global legitimacy crisis that the copyright might face or is already facing.
First of all, for an entire generation of users, who use IT and were born into it, using images, still images, moving or music is a part of freedom of speech. Since you discourage use without authorization, you discourage the freedom of speech that John (translator’s note: John Perry Barlow) was talking about. Furthermore, practices which were not ruled before Internet, I think about the right to read, the right to lend, the right to share.
In the cyberspace, Mr the Minister (translator’s note: Frédéric Mitterrand French Minister of Culture), each time you read, you copy. Reading and copying are tied together. When you try to stop people from copying, you will always dishearten them from reading, from sharing and stop them from accessing Culture.
Finally, one fact is missing in this debate. When I hear Mr Gianopulos saying « People using BitTorrent are not my clients ». I’ll try to be polite. It is not true. It is absolutely wrong. And empirical studies prove it.
Not only those people are your best customers, but it’s even a study of Hadopi, in France, on page 45, that shows that people sharing the most files on internet are those who spend the most. Lastly, a last point, something you seem to forget, is that culture, music, and films are things that we love with our emotions and when we love, we are always ready to support and help the creation.
We are not thieves.















En 2 minutes 10, Jérémie Zimmermann a réussi à faire monter en moi une excitation que je pensais impossible après le discours de Rupert Vallium Murdoch…
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